25 septembre 2026

Nōmad Man prépare une première traversée électronique du désert tunisien

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Du 27 novembre au 1er décembre 2026, Nōmad Man réunira au Tiniri Camp artistes régionaux et internationaux. Musique électronique, concerts acoustiques, ambient et cinéma en plein air rythmeront cette première édition dans le Grand Erg oriental.

Une nouvelle expérience musicale s’apprête à rejoindre le calendrier culturel tunisien. Le Nōmad Man Festival installera sa première édition au Tiniri Camp, dans le sud de la Tunisie.

Le projet se présente comme une extension de l’esprit de Woodstock New Age, festival électronique tunisien né en 2011. La nouvelle manifestation quitte cependant le littoral pour construire un rendez-vous plus intime dans le désert, autour de l’écoute, de la lenteur et du rapport au paysage.

Les premières informations ont été annoncées par Nōmad Man puis relayées par SceneNoise. La programmation annoncée comprend notamment Adison Fernando, Aquanima, Harrison Guyett, Pan-J, Orbit 11 et Omar Fayyad.

De Woodstock New Age à Nōmad Man

Woodstock New Age a commencé en 2011 sous la forme d’un rassemblement confidentiel pendant la révolution tunisienne. Selon son site officiel, l’événement avait été imaginé comme un espace permettant de se retrouver par la musique dans une période d’incertitude.

Il s’est ensuite déplacé le long de la côte, de Monastir à Mahdia, avant de s’installer à Tabarka. Au fil des années, son identité s’est construite autour de l’ambient, des performances organiques et de la musique électronique.

Nōmad Man reprend plusieurs éléments de cette philosophie mais les transpose dans un autre territoire. Le passage de la mer au désert n’est pas seulement un changement de décor : il peut modifier le rythme du séjour, la perception du son et la manière de circuler entre les performances. Cette dernière affirmation reste une attente éditoriale qui devra être vérifiée après la première édition.

Un programme pensé comme une progression

Le festival ne présente pas son programme comme une fête fonctionnant sans interruption. La première partie du séjour doit accueillir des performances acoustiques et électroniques jouées en direct. Des DJ sets plus longs prendront ensuite davantage de place.

La dernière phase privilégiera l’ambient et le downtempo. Cette organisation doit permettre de terminer l’expérience avec une intensité plus réduite, plutôt que de rechercher une montée permanente jusqu’au dernier morceau.

Le contrôle du volume, l’espacement des activités et le respect des temps de repos seront naturellement déterminants pour transformer cette intention en véritable qualité d’écoute.

Une affiche entre région et scènes internationales

Le DJ et producteur égyptien Omar Fayyad fait partie des premiers noms annoncés. Ses productions et ses sélections explorent notamment la house minimale, les rythmes souples et les constructions destinées aux sets de longue durée.

Le DJ néerlandais Adison Fernando, connu pour ses sélections sur vinyle, rejoint également la programmation. L’affiche comprend en outre Aquanima, Harrison Guyett, Orbit 11 et Pan-J.

Cette liste peut encore évoluer avant l’ouverture du festival. Les horaires détaillés, les transports et l’ensemble des informations pratiques devront être vérifiés auprès de l’organisation.

Pan-J, un lien direct avec Woodstock New Age

La présence de Pan-J renforce la continuité entre les deux projets. L’artiste s’était déjà produit à Woodstock New Age, notamment avec Don Pac lors d’une performance enregistrée par The Mudd Show en partenariat avec le Goethe-Institut.

Cette prestation associait instruments, machines et improvisation électronique. La vidéo proposée ci-dessous présente cet univers, mais elle ne constitue pas une captation de la future édition de Nōmad Man.

Le désert comme partie de la programmation

Installer un événement musical dans le Grand Erg oriental offre une force visuelle évidente, mais implique aussi une responsabilité particulière. Nōmad Man annonce notamment des séances somatiques matinales, une cartographie du sable et un cinéma en plein air.

Le paysage devient ainsi une composante du séjour. Les variations de lumière, la baisse des températures après le coucher du soleil et l’étendue du site peuvent modifier la perception d’une musique ambient ou d’un set construit sur des évolutions lentes.

Cette relation ne doit cependant pas transformer le désert en simple décor consommable. La gestion des déchets, de l’eau, des transports, du son et des installations temporaires sera essentielle. Les sources consultées présentent l’intention artistique, mais ne fournissent pas encore de bilan environnemental détaillé.

Un format à taille humaine

Le vocabulaire de Nōmad Man insiste sur l’intimité, l’écoute et l’absence de précipitation. Cette orientation contraste avec les festivals électroniques construits autour d’une accumulation de grandes scènes et d’effets permanents.

Les sets prolongés peuvent laisser aux artistes le temps de développer leurs sélections. L’alternance entre concerts, danse, ambient et activités culturelles permet également de ne pas maintenir le public dans une intensité constante.

Cette première édition permettra de vérifier si le projet parvient à préserver l’esprit communautaire dont il se réclame. Sur le papier, sa proposition possède déjà une identité claire : quitter les formats urbains, installer la musique dans un territoire spectaculaire et faire évoluer le séjour du concert vers la danse, puis vers l’écoute contemplative.

Suivre Nōmad Man

Le festival n’a pas encore publié de bande-annonce vidéo officielle. Afin d’éviter toute confusion, NaïlaFM ne présente pas d’images d’archive comme s’il s’agissait de l’édition 2026.

Consulter les annonces officielles de Nōmad Man sur Instagram →

Image mise en avant : dunes du Sahara. Photo de Karim Ben Van, via Unsplash.

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