15 septembre 2026

Avec « Bara El Madina », Mona Al Attar prend la route vers Alexandrie

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Mona Al Attar reprend la route avec « Bara El Madina / بره المدينة », un single publié le 9 septembre 2026. La chanteuse égyptienne y raconte un désir simple : quitter temporairement la circulation, le bruit et la pression de la ville pour retrouver un peu d’espace en compagnie d’un ami.

Le titre repose sur une composition de Hany Shenouda, figure majeure de la musique égyptienne moderne. L’arrangement d’Ahmed Tawfik et Hossam Ragab déplace cependant la chanson vers un paysage contemporain, à la croisée du rock et du dream rock.

Sortir de la ville pour retrouver son souffle

« Bara El Madina » signifie littéralement « en dehors de la ville ». Cette destination représente d’abord une envie de mouvement : prendre la route, s’éloigner de la congestion urbaine et laisser la journée suivre son cours.

La chanson commence dans une atmosphère nocturne calme. Progressivement, le morceau gagne en largeur. Lorsque le refrain appelle à quitter la ville, les guitares et l’ensemble de l’arrangement deviennent plus présents. La musique accompagne ainsi le passage entre l’envie de partir et le moment où cette envie prend forme.

Cette progression est observable dans le morceau. L’idée que le voyage représente également une recherche de liberté intérieure constitue, elle, une interprétation éditoriale.

Une parenthèse partagée

Mona Al Attar ne raconte pas une disparition ni un départ définitif. Le voyage est vécu avec une autre personne : discuter, rouler sans urgence et laisser derrière soi, pendant quelques heures, les contraintes quotidiennes.

Le morceau refuse le grand récit dramatique. Aucun événement spectaculaire n’oblige les personnages à partir. Leur besoin d’air et de changement suffit à lancer le mouvement.

Hany Shenouda, entre mémoire et nouveau regard

La composition de Hany Shenouda apporte au titre une filiation particulière avec la pop égyptienne. « Bara El Madina » ne cherche toutefois pas à recréer artificiellement une chanson d’une autre époque. Ahmed Tawfik et Hossam Ragab conservent le goût des mélodies amples tout en utilisant des textures proches du rock atmosphérique contemporain.

Les guitares installent une sensation d’ouverture plutôt qu’une puissance agressive. Le refrain paraît plus vaste que les couplets, comme si le paysage s’élargissait au moment du départ. Parler d’un dialogue entre générations musicales est une lecture artistique ; les crédits de composition et d’arrangement relèvent, eux, des faits documentés.

Entre Le Caire et Alexandrie

Le clip officiel, réalisé par Hussein Esmat, joue sur deux espaces. Les séquences d’interprétation ont été tournées au Caire, notamment sur un toit, tandis que les scènes narratives ont été filmées à Alexandrie.

La ville côtière devient la destination imaginée du voyage : un espace plus ouvert, associé à la route et à l’amitié. Ce contraste sépare la personne qui rêve du départ et les images du voyage qu’elle pourrait accomplir.

Une pop égyptienne qui prend le temps de respirer

Le morceau accepte de commencer doucement avant de libérer toute son ampleur. La voix de Mona Al Attar reste claire et proche du récit ; elle accompagne le déplacement depuis les premières pensées nocturnes jusqu’à l’ouverture du refrain.

Avec « Bara El Madina », Mona Al Attar ne propose pas une fuite définitive. Elle célèbre une respiration : quitter momentanément la ville, retrouver un ami et reprendre la route avant que le quotidien ne referme la parenthèse.

Clip officiel

Sources : clip officiel ; SceneNoise.

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